Carte du MALI

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Pour rejoindre Bamako depuis Kaolack, Sénégal, nous avons pris un car prévu à 23h00 dimanche soir 16 janvier. Il arrive à deux heures lundi matin !!! Ceci nous a fait arriver à Bamako à 1h00 du matin ce jour mardi 17 janvier 2012.

Notre hôte ne répondant plus à cette heure impossible, nous sommes donc restés à la gare routière de la SONEF (compagnie de cars malienne) pour raison de sécurité. Le personnel a été très gentil avec nous, nous proposant du café, nous rendant visite de temps en temps, nous disant c'est dangereux pour vous la nuit, il ne faut pas sortir, il y a de l'insécurité.

Le résultat, nous avons passé deux nuit sans dormir et avons mis 23h pour faire environ 1200 km. Aussi nous avons fait une sieste de 3 heures cet après-midi avant le repas pris à 15h00.

A partir de la frontière les contrôles de gendarmerie sont très nombreux. Ils font descendre tout le monde du car par une seule porte et nous devons présenter nos passeports. Nous souhaitons que ces cotrôles soient efficaces et dissuasifs compte-tenu du contexte local.

Nous avons traversé le fleuve Sénégal dans la matinée de lundi et le fleuve Niger en arrivant à Bamako la nuit suivante. Bien plus large que notre Garonne à Bordeaux, le fleuve Niger est impressionnant. 

Ce soir, nous avons emprunté une barque pour aller visiter un village sur une ile du fleuve. J'ai refusé de partir sur la barque car nous étions trop nombreux et l'eau arrivait à environ deux centimètres du bord. Je n'avais pas envie de chavirer et de me retrouver à l'eau avec mon matériel photo. On a donc mis une seconde barque à ma disposition, rien que pour moi, accompagné d'un des taxi-moto que nous avions pris pour nous rendre à la berge du fleuve.

C'est un village en terre et chaume. L'endroit est très propre, le sol en terre battue ayant été balayé depuis peu. Les cases sont très serrées les une contre les autres. Les femmes cuisinent sur des feux de bois.
Ces dernières m'ont demandé de les prendre en photos. C'était de grands éclats de rire entre elles quand elles voyaient le résultat. Une jeune et très belle maman, vêtue d'une jolie robe blanche m'a demandé de la photographier avec ses deux jumelles, bébés de quelques semaines, l'une portée dans le dos et l'autre devant.
 
Quand aux enfants, ils arrivent de partout en grand nombre dès que nous commençons à distribuer des bonbons, nous criant toubab, toubab (blanc, blanc), bonbon, bonbon.

Le village compte environ sept cent habitants qui vivent au milieux du fleuve et dont l'activité est essentiellement la production de légumes cultivés sur l'ile et vendus sur les marchés de Bamako.

Quelques photos prises au crépuscule vous montrerons plus tard l'ambiance paisible du fleuve au soleil couchant en période sèche. En attendant je vous propose d'écouter mon chanteur malien préféré, BABOUCAR TRAORE.